« Les hommes priorisent davantage la dimension monétaire et les avantages associés (rémunération indirecte : congés, épargne, retraite, couverture santé et prévoyance, etc.).
Gabriel Bardinet précise « Le vrai sujet, beaucoup plus complexe qu’un simple rattrapage salarial, est de parvenir à briser ce plafond de verre et de permettre enfin aux femmes d’accéder aux mêmes niveaux de responsabilités que les hommes. Mais également de savoir reconnaître à sa juste valeur et de la bonne manière les performances des femmes. »
Enfin plus de 6 femmes sur 10 sont plutôt dans des fonctions support au sein de l’entreprise (DRH, Communication, Marketing, ...), quand 6 hommes sur 10 eux sont dans des fonctions de Directions Commerciales ou de Directions Générale (fonctions traditionnellement davantage reconnues dans l’entreprise et donc mieux rémunérées).
Cet écart s’explique aussi par une différence dans les choix de formation initiale entre les hommes et les femmes. La majorité des femmes interrogées sont issues d’une formation universitaire (contre 32% pour les hommes) et seules 6% d’entre elles, ont suivi une formation de type ingénieurs (contre 27% pour les hommes).
Bien que représentatif des décideurs et décideuses en France, le panel avec seulement 21% de femmes montre bien l’écart de représentativité des femmes dans les postes à responsabilité. Selon cette enquête, sur les 3 000 décideurs présents au sein des instances de Direction de leurs entreprises, les hommes représentent 84% des effectifs.
« Selon notre enquête, seule une femme sur dix estime qu’il existe un problème d’inégalité salariale entre les hommes et les femmes » résume Gabriel Bardinet, Manager dans le Département Rémunération et Avantages Sociaux chez Deloitte.
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