Une fois le profil des équipes établi, l’entreprise va devoir assurer la transmission des savoirs et savoir-faire entre générations, afin notamment d’anticiper les départs de certains collaborateurs, aussi bien des plus expérimentés que des stagiaires à qui a pu être confiée par exemple la constitution d’une base de données - la clef étant de considérer comme l’a écrit Dorothy Leonard, auteur de DeepSmarts, qu’ « un savoir-faire complexe ne peut pas être transmis mais qu’il doit être recréé ».
Pour cela, il est essentiel de favoriser les échanges. Plusieurs modèles peuvent être explorés : depuis l’animation de blogs qui a démontré son atout pour développer des connaissances tout en laissant une trace écrite (mais qui est encore peu adopté en entreprise), à la mise en place de réunions physiques régulières au cours desquelles le “demandeur de connaissances” rencontre le “créateur de savoir-faire”. Les faits le montrent : ce mode opératoire est bien plus efficace que d’aller se documenter seul dans une base de données sur un sujet sans échange réel entre individus.
Le succès de la démarche engagée, quelle qu’elle soit, dépendra avant tout de l’utilité de ces échanges pour les deux parties : il faut en effet que les informations transmises puissent être réutilisées par un autre collaborateur dans l’exercice de son métier. Elle dépendra aussi de la capacité de chacun à s’affranchir de son cadre de pensée usuel pour “réinventer la connaissance”. Il est par exemple admis qu’un bon manager est celui qui a su prendre du recul par rapport aux théories apprises, à la lumière de son expérience des hommes et femmes en entreprise. Il en est de même pour la transmission de connaissances et savoir-faire.
http://www.indicerh.net/?q=content/et-si-le-renouveau-du-management-indu...
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