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La crise accroît le risque de fraude en entreprise. Résultats de la 5ème étude mondiale sur « la fraude en entreprise » de PricewaterhouseCoopers

novembre 27, 2009 par stephan110469

La crise accroît le risque de fraude en entreprise. Résultats de la 5ème étude mondiale sur « la fraude en entreprise » de PricewaterhouseCoopers

 

PricewaterhouseCoopers publie la cinquième édition de l’étude mondiale sur la fraude dans les entreprises, qui se concentre sur les effets de la crise. Une grande entreprise sur deux est touchée par la fraude dans le monde. Il en est de même en France. 43% des entreprises qui ont relevé des fraudes constatent une augmentation de leur nombre par rapport au passé. La pression au travail et la réduction des effectifs des équipes de contrôle accroissent le risque de fraude dans les entreprises. Par ailleurs, le profil du fraudeur évolue vers le middle management. Les entreprises sondées anticipent, dans l’année à venir, un accroissement de 9 points des détournements d’actifs (de 13% à 22%) et de 5 points de la fraude comptable (de 6% à 11%). La bonne nouvelle est que les dispositifs de contrôle interne détectent désormais une fraude sur deux. La tolérance zéro est désormais de mise (85 % des fraudeurs sont licenciés).

La pression croissante sur les salariés augmente le risque de fraude

Une grande entreprise sur deux (plus de 1000 employés) est touchée par la fraude dans le monde et en France alors que 30% de l’ensemble des entreprises sondées ont déclaré au moins une fraude au cours des 12 derniers mois. « La fraude est une menace constante dans l’entreprise. Les grandes entreprises comme les entreprises de taille intermédiaire et les PME sont concernées. L’écart dans les chiffres s’explique essentiellement par l’existence ou non de dispositifs permettant de détecter les fraudes », d’après Dominique Perrier, associée au sein du département Litiges et Investigations de PricewaterhouseCoopers.

La crise accroît en effet le risque de fraude. 43 % des entreprises qui ont relevé des fraudes constatent une augmentation de leur nombre par rapport au passé et 40% des entreprises considèrent que la crise économique actuelle crée un climat propice à l’augmentation du risque de fraude. Cette augmentation est attribuée à trois principaux facteurs :

  • La pression au travail est évoquée par 68% des entreprises sondées. Parmi les multiples pressions engendrant un risque de fraude, 47%  d’entre elles citent « des objectifs plus difficiles à atteindre » et 37% « la peur de perte d’emploi ». Viennent ensuite des critères liés à la motivation financière. Cf. Schéma ci-dessous

 

Étude « La fraude en entreprise »  - édition 2009 - Source PricewaterhouseCoopers

Le deuxième facteur cité par 18% des entreprises est l’accroissement des opportunités de fraudes au sein de l’entreprise. Conséquence des politiques de réduction des effectifs, la diminution de la taille des équipes affectées au contrôle interne contribue pour 62% des entreprises sondées à accroître ces opportunités. Les réorganisations internes et les redéploiements sont également des facteurs générateurs d’opportunités de fraudes.

Enfin 14% des entreprises citent des motifs de rationalisation de l’acte de fraude, ou autrement dit la capacité d’autojustification du fraudeur à passer à l’acte.

« Dans le contexte actuel, les entreprises sont confrontées à un dilemme : elles doivent réduire leurs coûts et en même temps limiter les risques de fraude. L’équilibre n’est pas toujours facile à trouver », commente Dominique Perrier.

Une première traduction : l’augmentation de la fraude comptable et l’évolution du profil du fraudeur

La fraude comptable c’est à dire la présentation erronée et plus avantageuse des résultats d’une entreprise, connaît une forte augmentation : elle passe de 27% à 38% au niveau mondial de 2007 à 2009 et de 23% à 33% en France. Le détournement d’actifs demeure néanmoins la fraude la plus répandue : 67% des cas dans le monde et 53% en France.

L’évolution du profil du fraudeur est une autre traduction de l’impact du contexte économique sur la fraude.  En 2009, 42 % des fraudes sont perpétrées par le middle-management contre 26% en 2007.

« Ce phénomène est d’autant plus inquiétant que le middle management est une population clef au sein de l’entreprise sur laquelle la direction se repose et en qui elle a toute confiance » souligne Jean-Louis Di Giovanni, associé au sein du département Litiges et Investigations de PricewaterhouseCoopers.

Une fraude sur deux est détectée par le contrôle interne

47 % des fraudes sont détectées en France grâce à des dispositifs de contrôle interne, soient 12 points de plus par rapport à 2007. « Ce chiffre vient confirmer une tendance que nous anticipions dans les précédentes éditions. » commente Dominique Perrier.

 

Étude « La fraude en entreprise »  - édition 2009 - Source PricewaterhouseCoopers

Dans le même temps, les entreprises durcissent les sanctions. Dans 85% des cas, le fraudeur est licencié alors que ce chiffre était de 40% en 2007.

Un accroissement important du risque de fraude au cours  des 12 prochains mois

En 2009, les entreprises anticipent sur les 12 prochains mois un risque de fraude croissant, supérieur à celui anticipé en 2007 sur les deux principaux types de fraude : les détournements d’actifs (22% en 2009 contre 13% en 2007) et les fraudes comptables (11% en 2009 contre 6% en 2007).

Selon Jean-Louis Di Giovanni, « ce chiffre est d’autant plus préoccupant que lors des précédentes éditions de l’étude sur la fraude, les entreprises interrogées ont systématiquement sous-estimé le risque de fraude ».

Pour Dominique Perrier : « en 2010, nous avons trois conseils à formuler aux entreprises : ne pas surévaluer les objectifs de leurs collaborateurs, maintenir une étroite supervision des équipes et poursuivre une politique de sanctions systématiques en cas de détection de fraudes ».

Méthodologie de l’étude

Cette étude a été conduite dans principalement 44 pays par PricewaterhouseCoopers en collaboration avec l’INSEAD. 3 037 entreprises ont été sondées entre juillet et septembre 2009.

L’étude mondiale (en anglais) est  disponible sur demande et sur le site..

À propos de PricewaterhouseCoopers et de son pôle Conseil

PricewaterhouseCoopers (www.pwc.fr) développe des missions d’audit et de conseil pour des entreprises de toutes tailles, publiques et privées, privilégiant des approches sectorielles et  assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.
Plus de 146 000 personnes travaillent en réseau dans 150 pays, partageant points de vue, expériences et solutions pour proposer des perspectives innovantes et des conseils adaptés à chaque problématique.
Le pôle conseil de PricewaterhouseCoopers, l 'Advisory, propose une offre complète de compétences qui lui permet d’aider les entreprises et organisations à devenir durablement plus performantes en travaillant avec elles sur 4 leviers clés, tout en gérant risques et crises éventuelles : la gestion de leurs opérations de croissance, l’amélioration de leur organisation, la maîtrise de leurs coûts, la gestion et le management des hommes. La diversité des profils associée à la qualité des expériences de ses 750 professionnels en France, 8 700 en Europe et 22 500 dans le monde constitue sa principale force

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