L'employeur peut utiliser la mise à pied conservatoire même lorsque le licenciement prononcé par la suite n'a pas un motif disciplinaire.
Jusqu'à présent, la mise en œuvre de la mise à pied conservatoire était réservée au cas où l'employeur prononçait, par la suite, un licenciement pour un motif disciplinaire relevant de la faute grave (Cass. soc., 9 avril 2008, n° 06-45.323; cf C. trav., art. L. 1332-3 autorisant le recours à la mise à pied conservatoire lorsque les agissements du salarié la rendent indispensable).