Les salariés bénéficiant d’un congé n’ont pas le droit au maintien du salaire. Mais dans les entreprises d’au moins dix salariés, l’employeur est tenu de les rémunérer sur la base de 0,08 pour mille de l’ensemble des salaires payés pendant l’année en cours.
En principe, chaque salarié dispose au maximum de 12 jours de congés de formation dans l’année. Les salariés exerçant des responsabilités syndicales disposent de 18 jours de congés.
Le salarié désirant participer à l’un de ces stages doit en faire la demande à son employeur au moins 30 jours avant. La demande précise la durée de la formation et le nom de l’organisme responsable du stage.
L’employeur doit répondre dans un délai de huit jours à compter de la réception de la demande. A défaut de réponse, le droit de participer au stage est considéré acquis. L’employeur peut refuser, après avis conforme du CE ou DP, s’il estime que l’absence du salarié aurait des conséquences préjudiciables pour l’entreprise.
Tout salarié ou tout demandeur d’emploi peut participer à un ou plusieurs stages de formation économique, sociale ou syndicale.
Le lock-out est la fermeture temporaire de l’entreprise pendant une grève. Cette fermeture constitue une faute contractuelle de l’em-ployeur et une entrave au droit de grève. Cependant, la fermeture de l’entreprise peut être justifiée :
- en cas de force majeure ou lorsque la grève constitue une situation contraignante empêchant l’employeur de fournir du travail aux non-grévistes ;
- quand des impératifs de sécurité et d’ordre rendent nécessaire la fermeture de l’entreprise ;
- quand la grève est illégale.
1 -Interdiction de licencier pour exercice licite du droit de grève : la grève ne rompt pas le contrat de travail sauf faute lourde de la part du salarié. Par conséquent, aucun salarié ne peut être licencié si ce dernier exerce normalement son droit de grève. Le licenciement d’un salarié qui n’a pas commis de faute lourde est nul de plein droit.
2 -Le licenciement d’un salarié gréviste ayant commis une faute lourde :
Le CHSCT procède à des enquêtes dès lors qu’il y a eu accident de travail ou maladies professionnelles dans l’entreprise, peu importe la gravité. Toutefois, elles deviennent obligatoires, en cas d’accident grave ou d’incidents répétés ayant révélé un risque grave ou une maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave, le temps consacré à ces enquêtes n’est alors pas imputé sur les heures de délégation.

Not a member of any groups.